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Coucher une paire d’As

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Rares sont les joueurs ayant jeté une paire d’AS lors d’une partie de poker à enjeu. Et ceux qui l’ont fait concèdent souvent avoir fait une erreur, non pas au moment de se coucher, mais plus en amont lors de leurs premiers moves.

Pour bien maîtriser cette situation fantasmée avant et excitante pendant :-), partons des données simples. Préflop, une paire d’As en main c’est 85% de chances de victoire contre 2 adversaires, 74% contre 3 et 64% contre 4. Et en fonction des cartes qui tombent sur le board, ces chances peuvent même passer sous les 30 %. « Lâcher sa paire d’As » peut alors s’avérer opportun avant de crier au bad beat sans raison.

SOMMAIRE

Se coucher avec les As : exemple
Coucher AA en fonction du tirage
Coucher ses As pendant un tournoi
S’adapter en fonction des adversaires
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Se coucher avec les As : exemple

Pour ceux d’entre vous qui seraient perplexes face à l’idée que l’on puisse jeter une aussi belle main à raison, voici pour commencer une vidéo où Phil Ivey suit son adversaire qui a : grâce à une bonne lecture de mains au poker, il remportera le coup avec ses . Ensuite, nous ferons le point sur les quelques situations où vous gagnerez à long terme en couchant vos As.

Coucher AA en fonction du tirage

La plupart du temps, vous aurez de fait la meilleure main avec un . Cependant, il est des situations au flop, à la turn et à la river où il faut savoir se coucher avant d’avoir trop misé et pris des risques inconsidérés.

En effet, si la paire d’as est une excellente main, d’autres dans le classement des mains au poker lui sont supérieures :

  • brelan
  • carré
  • suite
  • couleur
  • quinte

Le plus souvent, c’est par un brelan ou une couleur évidents, et plus rarement par une quinte, que vous risquez d’être battu si vous ne couchez pas vos as. Par exemple, il s’agit de tirages comme

où l’adversaire qui relance fort a très certainement une couleur, voire même le meilleur kicker ;

où la forte mise au flop, puis au turn et le tapis à la river suggèrent clairement un brelan.

Bien sûr, vous pouvez estimer que l’adversaire veut vous bluffer, comme vous-même vous le feriez peut-être avec la position. Mais si vous ne connaissez pas les joueurs adverses, vous ne pouvez pas vous permettre de spéculer sur un éventuel bluff et partir à tapis.

Coucher ses As pendant un tournoi

Le conseil précédent vaut tout particulièrement si vous approchez des places payées d’un tournoi, ou encore si vous aviez jusqu’ici bien fructifié votre cave en cash game : l’excès de confiance pourrait alors vous coûter cher.

La bulle est en général le moment où même les meilleurs joueurs couchent parfois de bonnes mains comme ou . Ils attendent parfois le flop, mais selon le tirage, ils prennent encore moins de risques que d’habitude par peur de perdre sur un bad beat juste avant d’être payé. En outre, tout dépend de l’ICM au poker : si vous avez un stack plutôt petit et un adversaire sur le point de se faire éliminer, les jetons ont trop de valeur pour être misés.

Par conséquent, il arrive que même avec , un flop comme et un joueur qui part à tapis soient une raison suffisante pour se coucher.

S’adapter en fonction des adversaires

Si vous connaissez bien les joueurs, deux cas vous conduiront à prendre cette décision :

  • adversaire très serré qui a potentiellement ou . Avec un flop comme ou , trop insister risque de vous coûter cher.
  • adversaire très large mais qui bluffe assez peu : s’il relance avec au flop, inutile de vous faire battre par un brelan alors que vous êtes dans la bulle.

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Affreux-loup

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