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Gérer ses émotions au poker

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Mauvaises mains qui s’enchaînent, bad beats, adversaires insupportables, approche de la bulle, gros tapis remporté… Le stress et l’excitation sont inséparables du poker et constituent l’un de ses attraits majeurs.

Pourtant, seule une grande lucidité vous permettra de gagner. Des émotions incontrôlées avantageront les adversaires qui liront facilement vos mains et vous feront prendre de mauvaises décisions. 

gerer ses emotionsSOMMAIRE

Avant la partie : préparez-vous !
- Préparation mentale
- Préparation physique
Pendant la partie : bannissez colère et euphorie
- Évitez à tout prix le tilt !
- Ne laissez pas paraître votre joie !
- Attention à vos « tells » au poker en live
Partie perdue : passez à autre chose
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Avant la partie : préparez-vous !

Préparation mentale

Se préparer à jouer au poker en libérant son temps et en étant bien disposé est la base pour aborder le jeu dans les meilleures conditions. La sérénité nécessaire peut aussi s’acquérir en se rappelant quelques évidences avant de vous lancer dans le jeu :

  • Vous allez forcément perdre certains coups, et c’est parfaitement normal.
  • Les bad beats sont relativement fréquents et vous n’êtes pas plus à l’abri qu’un autre.
  • Soyez ambitieux mais ne rêvez pas trop de la première place du tournoi ou des WSOP : restez plutôt concentré.
  • N’hésitez pas à faire un petit tour ou 15 minutes de footing avant la partie afin de vous aérer l’esprit.

Préparation physique

Vous n’arrivez pas à vous lever de table pour rejoindre votre PC après un cassoulet bien copieux ? Votre journée a été très fatigante et vous allez vous lancer dans un tournoi contre 200 adversaires alors qu’il est 23h ?

Une mauvaise condition physique nuit clairement à votre espérance de gains au poker. Nous vous livrons ici quelques conseils de base qui valent dans la plupart des cas. Sachez aussi que si vous vous qualifiez à un tournoi important en live, une préparation encore plus rigoureuse sera nécessaire.

  • Soyez frais et détendu : la fatigue est à long terme l’ennemi n°1 du joueur de poker, tout spécialement en tournoi. Après quelques heures, ce n’est plus tant l’habilité et la réflexion qui feront la différence mais la forme et l’endurance.
  • Mangez plutôt léger : si être tiraillé par la faim vous déconcentrera, la lourdeur après un repas trop copieux vous empêchera tout simplement de vous concentrer. Par contre, prévoyez une barre de céréales si vous avez un petit creux, les sucres lents qu’elle contient seront alors vos alliés.
  • Evitez de jouer si vous avez bu 3 pastis, vous aurez une confiance en vous excessive et vous blufferez trop facilement.
  • Prenez une douche avant de jouer. Cela vous aidera à vous détendre et vous ne serez pas incommodé par votre odeur après plusieurs heures d’émotions intenses. Au poker offline, c’est également une règle de bonne conduite envers les autres joueurs…
  • Concentrez-vous : ne vous lancez pas dans un tournoi en vous croyant invincible parce que vous avez reçu une prime ou que vous avez touché un bonus alléchant grâce à un code promo. A l’inverse, ne jouez pas si l’heure est à la déprime. Il est important que vous fassiez abstraction du monde autour de vous et de vos émotions afin de vous focaliser totalement sur partie.

Pendant la partie : bannissez colère et euphorie

Évitez à tout prix le tilt !

tilt au poker

Vous venez de vous prendre 3 bad beats de suite et vous êtes devenu le short stack de votre table. Par-dessus le marché, l’un des adversaires en profite pour faire un commentaire désobligeant et vous imaginez parfaitement son sourire en coin. La colère et la frustration sont dans ces cas-là des sentiments on ne peut plus normaux.

Pourtant, vous ne devez pas vous laisser envahir par eux, au risque d' »être tilt » c’est-à-dire de perdre votre contrôle. En vous laissant submerger par ces émotions, vous perdrez forcément : motivé par la rage et l’envie de vous refaire, vous allez faire tapis avec la première main venue et vous faire éliminer.

Si par contre vous vous efforcez à garder votre calme, qui sait ? Un adversaire peut très bien tout perdre et vous permettre ainsi d’atteindre au moins la dernière place payée ; vous pouvez toucher 3 ou 4 tours plus tard et vous refaire… De toute manière, dîtes vous bien que vous perdez toutes vos chances de gagner ou d’être payé si vous vous laissez aveugler par la colère au lieu d’agir rationnellement.

Si cela peut vous calmer, n’hésitez pas à vous lever de votre chaise, à faire quelques pas et à boire un verre d’eau. Et si tout cela ne suffit pas, il est peut-être temps que vous arrêtiez la partie : à quoi bon continuer à perdre de l’argent et ne prendre aucun plaisir ? Une telle décision demeure difficile, mais avec le recul vous conviendrez que c’était peut-être la meilleure.

Ne laissez pas paraître votre joie !

Déjà une heure de jeu, que des mauvaises mains, des blinds volées et plus de coups perdus que de coups gagnés… Et puis viennent, ô miracle, les !

Surtout, gardez votre joie pour vous. Tous les autres joueurs n’attendent que cela : qu’un adversaire laisse transparaître une très grosse main, surtout avant qu’ils n’aient beaucoup misé. Si dans la joie, vous partez à tapis pré-flop immédiatement, vous ne récolterez à peu près que les blinds, soit quasiment rien par rapport à ce que vous aviez perdu.

Au contraire, après une mauvaise passe, mieux vaut jouer discrètement sa grosse main en se contentant de suivre. Les adversaires pourront croire que vous n’avez qu’une main moyenne et ils n’hésiteront pas à miser : vous n’aurez plus qu’à les suivre, puis à faire tapis à la river si le board vous paraît favorable.

Attention à vos « tells » au poker en live

Le « body language » est implacable au poker : mains tremblantes, gestes brusques, tics, yeux exorbités, regard fuyant, glotte qui bouge, voire transpiration, sont autant d’indices pour les autres joueurs sur le type de main que vous pouvez posséder. Battements de pieds et tremblements peuvent parfaitement vous faire rater votre bluff ou au contraire laisser deviner votre . Veillez donc à contrôler autant que possible votre gestuelle, en plus évidemment de votre « poker face ».

Partie perdue : passez à autre chose

Perdre la partie et donc son argent n’est jamais agréable, surtout si vous avez perdu :

  • sur un bad beat
  • en 5 minutes après avoir été plus d’une heure le chipleader
  • une place avant d’être parmi les joueurs payés.

Pourtant, il va vous falloir passer à autre chose. Ce n’est pas parce que vous avez perdu que vous êtes forcément mauvais ou que les adversaires sont forcément de sales requins. Les cas de figure typiques sont :

  • Le manque de chance avec un bad beat : vous n’y pouvez absolument rien, cela arrive même aux champions. Peut-être est-ce aussi parce que votre adversaire a mal joué, mais dans ce cas, dîtes vous qu’il sera perdant à long terme.
  • L’adversaire qui a bien joué : inutile de vous en plaindre, au contraire essayez d’analyser sa manière de jouer et tirez-en une leçon pour les prochaines fois.

Le mieux que vous ayez à faire reste de vous coucher s’il est tard ou de vous offrir un moment de détente : faire un tour, regarder un film, etc. Vous pourrez toujours analyser votre partie plus tard en vous aidant de votre logiciel de poker. En revanche, la pire chose à faire est de rejouer toute la partie dans votre tête, de multiplier les « et si j’avais… » et de ne pas fermer l’oeil de la nuit parce que vous n’arrêtez pas de penser à la partie perdue.

Quelques beaux pétages de plombs au poker :

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Camille Carre

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