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« Jeu d’Argent »: un terme plus large que l’on ne le pense…

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Qu’entend-on par jeu d’argent ? Quelles activités sont concernées? Plus que ce que l’on s’accoutume à penser…

Comme le souligne une analyse d’un certain Jacques P.*, « le comportement ludique fait partie de la psychologie de l’individu. Il est affirmé dans la démarche naturelle de l’enfant et s’épanouit chez l’adulte. Il se caractérise par une notion de défi par rapport à soi-même ou par rapport à un ou plusieurs partenaires. Il n’en résulte généralement que la satisfaction personnelle de vaincre ce défi, sans autre enjeu. Ce comportement est aussi estimable que la recherche d’autres satisfactions qui demandent un engagement personnel : la performance sportive, le jeu d’adresse (pétanque par exemple) le souci de connaître, les mots croisés, le scrabble, certains jeux de cartes ou de société auxquels toute notion d’argent est étrangère, etc.. Ainsi de nombreuses formes de jeux peuvent satisfaire utilement le joueur car son comportement est rationnel : l’individu tente de dépasser ses limites dans une forme d’exploit. L’échec éventuel n’entraîne guère d’amertume ni de dépit particulier, que du contraire. Si ces formes de jeux requièrent une part de hasard, elles font surtout appel à l’intelligence, au savoir-faire, à l’entraînement, à la tactique. »

Le ‘jeu’ est une activité de loisir soumise à des règles conventionnelles, comportant gagnant(s) et perdant(s) et où interviennent les qualités physiques ou intellectuelles, l’adresse, l’habileté ou le hasard (Larousse). Appliquons la même définition au ‘jeu d’argent’ en ajoutant qu’il implique une mise d’argent ou un frais de participation.
Tout jeu peut donc devenir jeu d’argent, il suffit d’y rajouter une mise d’argent, un frais d’entré et un gain ayant une valeur d’argent significative. Ainsi l’argent (ou la récompense matérielle) devient l’enjeu du jeu. Listons maintenant toutes les activités rentrant dans cette définition :
–    les activités de casino où la chance prédomine [roulette, machines à sous, vidéo poker, boule, baccarat, craps, blackjack…]
–    les jeux de cartes ‘skill’ (jeu où l’adresse, la ruse, l’audace et les combinaisons de l’intelligence prédomine la chance), notamment le poker et ses variantes, le jeu de tarot pour de l’argent ou la belote.
–    Les jeux de table ‘skill’ comme le backgammon ou les échecs
–    Les paris sportifs et les paris sur évènements « externes » [évènements sportifs, courses hippiques, présidentiel, bourse, émissions télé …]
–    Les jeux de grattage
–    Les loteries et les jeux à tirage
–    Les « instants gagnants » (un gagnant toutes les X participations) tels que Richissimo, Speedcash sur Internet ou les jeux de ‘télé-tirelire’.
–    La bourse (oui la bourse!)
–    Les jeux de collecte de points à frais de participation ou achats de crédits (proposés par exemple par Prizee, Madwin, QuedesJeux, Distrigame etc.)

Les deux derniers mentionnés sont souvent omis dans les rapports sur le jeu d’argent et sont tout à fait légaux. Malgré les dangers d’addiction qu’ils posent, ils échappent généralement aux sirènes des médias.
Les défenseurs des jeux à points argumenteront que la mise d’argent est absente du jeu. En partie seulement, car, pour de nombreux jeux à gains de cadeaux, le joueur peut acheter des crédits de jeu (via SMS ou Internet+) afin d’augmenter ses chances d’atteindre le meilleur score, ou d’accumuler plus de points permettant de décrocher un cadeau.
Comme le souligne Jean Hamann de l’Université de Laval (Canada), la bourse peut aussi favoriser l’émergence de comportements problématiques :
« Une somme d’argent investie dans un jeu dont l’issue est modulée par le hasard, des sensations fortes reliées au risque financier encouru, l’espoir de réaliser des gains importants en peu de temps, la conviction qu’il existe des trucs pour faire sauter la banque, l’exaltation du gain, la spirale infernale dans laquelle s’enlisent ceux qui tentent de se refaire après avoir perdu des sommes importantes, les forçant à mentir ou à frauder pour s’en sortir: les points communs entre la bourse et les jeux de hasard ne manquent pas. »

Les types de jeux d’argent que nous avons cités ont des degrés de dangerosité variables, dépendant principalement de deux facteurs ; d’une part de la part de hasard ou de chance impliquée dans le résultat ; et d’autre part, de la fréquence et du montant des mises autorisées par le jeu en question.
Plus la part de chance est importante, plus le joueur sera susceptible de « retenter sa chance » et donc de rejouer excessivement. A contrario, si le résultat est prédictible (paris sportif) ou influençable (jeu de skill), le joueur perdant se fera moins d’illusions sur ses chances de gagner ou de se refaire, bien qu’une suite statistique favorable (au poker par exemple) peut lui donner l’impression momentanée d’être « à la hauteur ».
Les jeux d’argent permettant de miser plusieurs fois de suite à intervalles de temps courts (roulette, machine à sous, Rapido) sont plus dangereux que ceux nécessitant l’attente plus longue d’un résultat (tirage de loto, score d’un match). De même les jeux autorisant des mises très importantes, entraînent des risques de perte brutale regrettable.
Les jeux de casino en ligne sont ainsi les plus redoutables en termes de potentiel de perte et d’addiction pour les joueurs. A contrario, les tickets de loterie, les paris sportifs, la bourse ou les jeux de grattage hors ligne suscitent moins de jeu excessif.


* extrait tiré d’un article remarquable paru sur une page perso Martine Morenon (plus disponible sur la toile) dont le nom de l’auteur se résume à « Jacques P.  »


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Auteur:
kelbet

Une réflexion au sujet de « « Jeu d’Argent »: un terme plus large que l’on ne le pense… »

  1. micheline dit :

    c’est equinox:!!:

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