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Lobby poker : bien choisir sa table

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Se retrouver pour la première fois face au lobby de sa room, l’endroit où sont listées toutes les parties en cours ou à venir, peut déboussoler tout joueur de poker débutant.

Pour ne pas perdre de temps à le décrypter et éviter de faire de mauvais choix, quelques conseils simples vous aideront à bien choisir votre terrain de jeu.

SOMMAIRE

Quelle table en cash game ?
Choisir son Sit and Go
- Principaux critères
- Cas particulier : les steps
Choisir son tournoi
- Principaux critères
- Cas particuliers
- Le bon plan : l’overlay
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Quelle table en cash game ?

Les salles de poker en ligne en proposent généralement pléthore, surtout lorsque leur masse de joueurs est bien fournie. En vous rendant par exemple sur le lobby de Winamax, vous aurez d’emblée un choix considérable :

Lobby poker Winamax

Voici les éléments les plus importants à prendre en compte :

  • Jeu : Hold’Em ou Omaha ?
  • Blinds : jouez en fonction de votre bankroll, sachant que la cave maximale pour débuter la partie sera de 100 fois la grosse blind
  • Pourcentage de joueurs au flop : c’est un élément important mais négligé par les débutants.
    Il indique contre combien d’adversaires vous jouerez au flop : moins il y en aura, plus vous aurez de chances de l’emporter. Vous pouvez aussi en déduire leur attitude. S’ils sont plutôt serrés, c’est-à-dire s’ils ne jouent que les meilleures mains, ils seront moins de 40% à jouer le flop. S’ils sont au contraire très larges et jouent la plupart de leurs mains même faibles, ils seront 60% et plus.
  • Pot moyen : y a-t-il beaucoup ou peu à gagner à cette table ?
    Attention aux pots moyens trop gros ! Il  y aura sans doute un ou plusieurs adversaires qui font tapis à tout va, cela peut être dangereux pour vous et assez désagréable.
  • Nombre de joueurs : généralement 9 (table classique), 6 (« short handed ») ou 2 (duel)
    Bien qu’il y ait des amateurs du genre, nous déconseillons les duels aux débutants : leur jeu n’est pas assez assuré et une mauvaise rencontre peut facilement avoir lieu…

Notez également que certaines parties sont en mode « turbo » (le petit T dans la capture ci-dessus). Autrement dit, vous devez jouer plus rapidement sur ce genre de tables.

Dans tous les cas, décrypter ces informations nécessite la maîtrise du jargon du poker, notamment le vocabulaire pour choisir sa table.

Cas pratique :

table cash game

A cette table, vous jouerez au No Limit Hold’Em contre 5 adversaires. Les blinds sont de 1/2 cents, impliquant une cave maximale de 2€. Il n’y a que 12% de joueurs au flop, ce qui laisse supposer des adversaires plutôt serrés. En outre, les probabilités de remporter les coups vous seront de ce point de vue plutôt favorables. Cette table peut donc sembler très bonne.

Pourtant, le pot moyen n’est que de 10 cents, donc très faible. Les adversaires font sans doute des relances minimes et se couchent trop facilement, ce qui empêche les pots de grossir. A la réflexion, si votre objectif est de gagner un peu d’argent, tournez vous vers une autre table.

Choisir son Sit and Go

Principaux critères

Le choix est un peu plus complexe que pour une partie de cash game. De ce fait, nous ne saurions trop conseiller aux joueurs de bien lire les infos détaillées, surtout lorsque le SNG proposé a certaines spécificités.

Dans les grandes lignes, voici les 3 choses essentielles dont vous devez tenir compte dans le lobby :

  • Buy-in : jouez selon vos moyens, mais sachez aussi qu’un buy-in un peu élevé rend les places payées plus attractives
  • Nombre de participants : là aussi, cela détermine le montant des places « in the money »
  • Structure des blinds : la fréquence de leur augmentation reste décisive pour adapter votre stratégie 

Cas particulier : les steps

Certains sit and go sont appelés « Steps ». Le principe est le suivant : à chacun correspond un niveau et le but est d’atteindre le niveau ultime en obtenant des tickets d’entrée aux précédents. Évidemment, le buy-in augmente en fonction du niveau ainsi que l’expertise des adversaires.

Par exemple, le buy-in du niveau 1 peut être de 1€, tandis que celui du niveau 6 peut être de 200€. Mais en gagnant depuis le niveau 1 à chaque fois son ticket pour le step supérieur, atteindre ce dernier niveau et toucher les récompenses est possible en n’ayant déboursé qu’un seul euro.

Notez que les steps les plus attractifs permettent souvent de se qualifier à une table en live.

Cela dit, les éléments importants à prendre en compte lors de votre choix ne diffèrent pas grandement de ceux d’un sit and go classique :

  • Buy-in et niveau, qui vont de pair
  • Nombre de participants
  • Structure des blinds
  • Récompenses, en particulier au step final

Choisir son tournoi

Principaux critères

Ce sont logiquement à peu près les mêmes que ceux d’un SNG, puisque que l’on peut considérer les tournois comme des SNG géants. Cela dit, 4 éléments supplémentaires sont importants :

  • Date : certains tournois sont prévus plusieurs jours voire plusieurs mois à l’avance
  • Prizepool : il s’agit de la cagnotte qui sera partagée entre les joueurs ayant atteint les places payées. Il peut être garanti, ce qui assure des gains intéressants.
    Notez que la récompense peut aussi être en tickets pour participer à des tournois à très gros buy-in ou encore en live.
  • Places payées : il est important de savoir à partir de quelle place dans le classement vous toucherez des gains et à combien ceux-ci s’élèveront. Cela dépend du nombre de participants qui évolue au fil des enregistrements. Cela dit, vous obtiendrez des informations en lisant les infos détaillées du tournoi : généralement, vous pourrez en tirer une estimation.
  • Re-cave : il s’agit de la possibilité de racheter des jetons en cours de tournoi. Sa possibilité ou son impossibilité influeront votre stratégie.

Cas particuliers

Il existe 2 types de tournois spécifiques :

  • Satellites : ce sont en quelque sorte de gros steps, qui vous permettent de vous qualifier à des tournois souvent prestigieux. Sur Unibet, vous pouvez par exemple vous qualifier à l’Unibet Poker Open, ou sur PMU au World Poker Tour. 
  • Freerolls : il s’agit de tournois où le buy-in est gratuit. Vous en saurez plus en lisant notre article (à paraître) consacré aux freerolls au poker.

Le bon plan : l’overlay

Sur de nombreuses rooms comme Winamax, PokerStars ou Everest, vous pouvez parfois profiter d’un « overlay » sur un tournoi. Voici les conditions dans lesquelles c’est le cas, et qui par elles-mêmes vous feront comprendre de quoi il s’agit :

  • tournoi dont le prizepool est garanti (exemple : le Big Prime à 30 000€ garantis sur Everest Poker)
  • nombre de joueurs inscrits X buy-in < prizepool, évidemment à quelques minutes de la clôture des inscriptions

Imaginez par exemple que vous voyez dans le lobby de votre room un tournoi affichant :

  • 5€ de buy-in (nous ne prendrons pas en compte ici le rake pour simplifier)
  • 250€ garantis
  • 35 joueurs inscrits
  • fin des inscriptions dans 2 minutes

Le calcul est simple : 5 X 35 = 175€ + votre buy-in de 5€ = 180€. Il y a donc un overlay de 70€ que se partageront les gagnants.

Overlay sur Bwin Poker

Voyez-vous pourquoi il y a un overlay sur ce tournoi de Bwin Poker ?

Notez que ces conditions sont plus facilement réunies dans les petites salles, avec cependant un risque d’annulation pure et simple ou d’annulation de la garantie (le tournoi devient alors classique). En effet, il s’agit évidemment d’une perte pour l’opérateur…

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Camille Carre

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