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Voler les blinds au poker

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C’est le milieu du tournoi, les blinds ont considérablement augmenté et vous êtes au bouton. Tous les autres joueurs se sont couchés et vu votre , vous pourriez sans réflexion en faire autant.

Mais si vous tentiez plutôt de vous accaparer les blinds ? Selon la situation, c’est une stratégie intéressante pour poursuivre le tournoi et gagner gratuitement quelques tours de blinds en attendant une belle main.

SOMMAIREvoler les blinds

Vol de blinds : choisir le bon moment
- La situation idéale
- Le moment opportun
Bien réussir son coup
- Les clés pour  bien voler
- Ce qu’il ne faut pas faire
Que faire si…
- L’adversaire paye
- L’adversaire relance
Contrer un vol de blinds
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Vol de blinds : choisir le bon moment

La situation idéale

La meilleure configuration dans laquelle vous pourrez envisager de voler les blinds poker est la suivante :

  • Tournoi ou éventuellement Sit and Go afin de pouvoir gagner un tour de blinds supplémentaire.
    En cash game, cette tentative reste rare et plutôt inutile.
  • Etre dernier de parole, ou au pire de petite blind. En effet, la position au poker joue ici un rôle important.
  • Les autres adversaires couchés : si avant vous certains ont suivi, ou pire, relancé, vous pouvez oublier cette technique.
  • Les adversaires aux blinds plutôt serrés : larges, ils vous paieront, et à moins d’améliorer véritablement votre main au flop, vous serez pris à votre propre piège.

Le moment opportun

La question du vol des blinds ne se pose pas systématiquement lorsque vous avez la position et que les autres joueurs se sont couchés. En réalité, cela dépend de l’état d’avancement du tournoi ou du SNG, et donc de la structure des blinds :

  • début de tournoi : quasiment inutile. Vous n’aurez franchement pas grand chose à y gagner, surtout si les tapis sont profonds (par exemple 2 000 jetons pour des blinds à 10/20). Au pire, cela peut vous faire gagner un tour ou deux, mais rien de très intéressant.
  • milieu de tournoi : intéressant car les blinds ont augmenté et si vous réussissez quelques vols, cela peut franchement vous donner l’avantage.
  • fin de tournoi : le meilleur moment, particulièrement s’il y a des antes payées par tous les joueurs : le pot est alors franchement intéressant et si vous êtes « dans la bulle » (tout près des places payées), cela peut vous permettre de tenir encore quelques tours et finalement d’atteindre le classement.
    Attention toutefois : le pot est attractif pour vous, mais aussi pour les joueurs aux blinds. Aussi risquent-ils de se laisser voler moins facilement. Vous ne devez tenter le vol qu’occasionnellement, et à condition d’avoir une image de joueur serré (sinon, le vol sera évident et ils risquent de se défendre).

Concernant la fréquence d’utilisation de cette technique, sachez qu’il ne faut pas en abuser. D’une part, elle est risquée car l’un des deux adversaires peut toujours avoir un bon jeu. D’autre part, vous serez rapidement démasqué si vous tentez de l’utiliser systématiquement : les adversaires vous percevront comme un joueur débutant, encore dans la joie d’avoir obtenu un bonus en cash et qu’il s’agit de plumer le moment venu.

Bien réussir son coup

Les clés pour  bien voler

Le but est de faire peur aux adversaires, de manière à ce qu’ils se couchent. Vous devez donc relancer fort, sinon ils vous suivront. Cependant, si vous relancez trop fort, ils pourront le comprendre comme un bluff : selon son jeu, l’un des deux peut vous suivre, et vous risquez également d’être démasqué lors de vos tentatives ultérieures. Mais alors, quelle est la bonne relance ?

Règle générale : 3 ou 4 grosses blinds.

Si par exemple les blindes sont de 25/50, une relance à 200-250 est suffisante.

Exceptions : structures des tapis

Vous devez vous poser 2 questions :

  1. compte tenu du tapis de votre adversaire, 4 grosses blinds suffiront-elles à le faire plier ? Si son tapis est profonds, pas nécessairement : dans l’exemple précédent, même une relance à 250 ne suffira pas à dissuader le joueur qui a 5 000 jetons…
  2. compte tenu de votre propre tapis, ne prenez-vous pas un trop gros risque en tentant une telle relance  ? La question du vol de blinds se posera forcément de manière différente si vous êtes chipleader ou si une relance de 4 grosses blinds correspond à 1/4 de votre tapis…

Comme vous le voyez, les situations peuvent rapidement se complexifier et une certaine prudence doit s’imposer :

  • ne cherchez pas à appliquer cette stratégie chaque fois que vous êtes au bouton avec un jeu trop mauvais
  • attendez de connaître vos adversaires. Le danger vient de ceux qui sont larges : ils vous paieront, or la plupart du temps le flop ne vous sera pas favorable (pire : il pourra en revanche l’être pour eux), et au final vous aurez perdu des jetons.

Bon à savoir : votre vol doit réussir au moins 3 fois sur 4 pour être vraiment rentable, c’est donc une raison supplémentaire pour adopter cette tactique le plus soigneusement possible.

Ce qu’il ne faut pas faire

Voici les travers dans lesquels les débutants ont tendance à tomber en voulant faire un vol de blinds et qu’il faut absolument éviter :

  • relancer trop peu (cas le plus fréquent) ou trop fort
  • ne pas attendre d’être dernier de parole : la patience sera votre meilleure alliée car le ou les joueurs suivants pourront toujours suivre ou relancer. La situation vous sera alors moins propice et quoi qu’il en soit, vous aurez raté votre vol.
  • mal connaître ses adversaires, car les joueurs larges rendront vos tentatives perdantes à long terme

Mais la pire chose à faire est de suivre si les adversaires relancent. Puisque le vol de blinds n’a de sens qu’avec une main faible, à long terme vous perdrez beaucoup de jetons en suivant sous prétexte que vous avez déjà bien investi dans le pot et que vous voulez absolument au moins voir le flop.

Que faire si…

L’adversaire paye

Vous allez devoir composer en fonction du flop. Comme dans un peu plus de 50% du temps, il n’améliorera pas votre main qui était dès le départ faible, 2 situations vont se présenter :

  • le joueur adverse checke : vous n’avez pas le choix, vous devez miser. Soit il se couchera (3 fois sur 10), et dans ce cas l’issue vous sera favorable ; soit il paiera, ou pire relancera, et alors vous pourrez en déduire qu’il a peut-être une grosse main qu’il essaye de sous-jouer : couchez vous avant qu’il ne vous soutire trop de jetons.
  • le joueur adverse mise : le mieux à faire est de relancer : soit il se couchera (3 fois sur 4), soit il possède une très grosse main.

L’adversaire relance

Couchez vous ! Soit il possède une grosse main comme , ou , soit il a une main à potentiel (, une paire supérieure à 9…). Dans les deux cas, il veut vous prendre un maximum de jetons.

Contrer un vol de blinds

Une chose est de savoir voler les blinds poker des autres, une autre est de ne pas se laisser voler les siennes !

Supposons donc que vous êtes de grosse blind et que le joueur au bouton vous relance. La plupart du temps, sa main ne sera pas très bonne : avec , ou , il se serait contenté de payer pour tenter de faire grossir le pot au flop. C’est donc une situation avantageuse pour vous : le pot a grossi et l’adversaire a une main médiocre. Si en outre, vous avez au cas où une main correcte comme une petite paire, la meilleure chose à faire est de surrelancer afin de prendre le pot immédiatement.

En effet, il ne serait pas très judicieux de chercher à voir le flop, car il risque toujours d’améliorer la main de l’adversaire et non la vôtre. De plus, s’il tombe un ou un , vous vous retrouverez même dans une situation délicate : la seule solution sera de réussir votre bluff en misant fortement.

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Camille Carre

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