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L’autorité de la concurrence avalise le rachat d’Aleda par la FDJ

Révolution de palais dans le monde des points de vente FDJ : le groupe a fait l’acquisition d’Aleda, une société spécialiste de la gestion de caisse. La transaction a reçu l’agrément de l’autorité de la concurrence.

FDJ-Aleda : une alliance de circonstance

Pas besoin de présenter la FDJ : c’est l’un des opérateurs de jeu les plus connus en France.

Il notamment détient le monopole des jeux de loterie et de paris sportifs physiques dans le pays. Dernièrement, le groupe a fait son entrée dans le monde du poker (via le site Parions Sport) et du turf (rachat de ZEturf).

Autre activité moins connue : les solutions de caisse. Elles sont commercialisées via l’une des filiales de l’entreprise, L’Addition.

FDJ Services, une autre filiale, opère dans le domaine des paiements. Parmi les services qu’elle propose : encaissement depuis les terminaux du groupe dans les points de vente.

Ce n’est pas un hasard si la Française des jeux s’est rapprochée d’Aleda. Cette entreprise offre aussi des solutions de gestion de caisse à différents types de commerce, dont les tabacs/presse.

Le portfolio d’Aleda contient également des produits de revente et des recharges électroniques pour la téléphonie, le paiement sur internet ou les jeux vidéo. 

Une vente soumise à l’acceptation de l’Autorité de la Concurrence.

L’Autorité de la Concurrence a fait une étude approfondie d’accepter la vente. Selon elle, le poids de l’alliance Aleda/FDJ pourrait avoir des effets néfastes sur le marché du paiement en point de vente.

L’institution a scruté 2 points en particulier :

  • Restriction de la concurrence : les parts de marché des 2 acteurs sont en réalité assez faibles. Cette objection a été rapidement écartée.
  • Effets pervers liés au monopole de la FDJ sur le secteur des jeux de loterie : les clients pourraient être forcés de souscrire à Aleda en plus de l’offre grattage/tirage. Cela serait contraire à l’esprit de la concurrence. Le monopole pourrait aussi pousser la FDJ à réserver certaines fonctions aux partenaires qui optent pour Aleda. Dernier cas : le groupe pourrait volontairement dégrader l’accès à son offre pour les détaillants ayant une solution de caisse autre qu’Aleda.

L’institution a conclu que le rachat était une menace pour la liberté de choix des clients. Elle a donc demandé à la FDJ de prendre des mesures afin de garantir la libre concurrence.

La Française des jeux donne des gages à l’État

La FDJ a pris certains engagements dans le but de prévenir les risques liés à sa position dominante :

  • La FDJ ne peut pas refuser ou retirer une licence à un commerçant qui a un logiciel de caisse concurrente d’Aleda.
  • Aucune offre couplée ne sera proposée : les clients ne seront pas « obligés » de prendre Aleda pour bénéficier de certaines options spécifiques au package choisi.
  • Maintenir l’interopérabilité avec les solutions de caisse concurrente d’Aleda : les clients n’ayant pas opté pour celle commercialisée par la FDJ ne seront pas pénalisés.

Au vu des gages apportés par la Française des jeux, l’Autorité de la Concurrence a accepté l’offre de rachat. Cette dernière avait été soumise le 15 septembre 2022.

Julien Zerilli
158 articles
Rédacteur spécialisé sport & paris sportifs depuis 2012, Julien adore lire les Conditions Générales des bookmakers. Il supporte le Stade Bres ...